Rencontres & Entretiens

logo-rencontre-et-entretien-chroniques-des-fontaines-definitif-okrecolor-boldC’est les pieds dans l’eau, sous une pluie diluvienne, que nous donnons rendez-vous, Place des Fontaines, à tous les faiseurs et créateurs du monde.

 


Entretien franc-parler avec Emmanuel Pierrat, l’avocat des lettres !

1/ADF : Emmanuel, merci d’avoir accepté notre invitation au badinage. Une question préambule avant d’entrer dans le vif de votre trépidante existence. Avec votre vie chahutée et surchargée, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de nous rencontrer ?

Emmanuel-PierratEPvotre intérêt pour Christophe Siébert (ADF : retrouvez son interview, ici, et notre chronique de son dernier roman, « Images de la fin du monde », ici), qui est un auteur que j’aime beaucoup, que je soutiens, que j’aide depuis des années, comme agent littéraire bénévole, comme préfacier, comme éditeur, comme ami, et qu’on a couronné pour le prix Sade (ADF :en 2019, pour « Métaphysique de la viande»)… Donc, à partir du moment où vous parlez de Christophe Siébert et du prix Sade… Je me suis dit que ces gens (ADF : nous, forcément) ne peuvent être que bien. On va les voir ! Et j’ai regardé (ADF : quoi donc ? Mystère…), et vous êtes très bien. A priori, jusqu’ici… on verra après mon entretien (ADF : le ton est donné, on a la pression !)

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Entretien nébuleux et fiévreux avec l’ombrageux, Christophe Siébert !

1/ADF : Christophe, tu as partagé tes expériences en tant qu’écrivain (j’insiste sur ce terme), on ne peut plus touchantes et sincères, dans ton récit, Fabrication d’un écrivain, tu pourrais nous en dire un mot, ici de manière à conter la vie réelle d’un véritable écrivain aux non-initiés ?

CS : Au départ, il s’agissait d’une petite série de textes postés sur Facebook pour manifester ma joie de signer chez un éditeur important (dans tous les sens donnés à ce mot), frimer un peu auprès de mes copains, et indiquer à mes camarades crevards que finalement c’était possible, qu’on pouvait écrire des trucs invendables et se faire tout de même mettre le grappin dessus, que tout espoir n’était pas perdu. Marion Mazauric, la boss d’Au diable vauvert, donc, est tombée dessus, et a trouvé que ça valait le coup d’en faire un fascicule promotionnel. Moi, au départ, ça m’a paru un peu m’as-tu-vu, mais finalement j’ai constaté à l’usage que ce texte a permis aux lecteurs, libraires et chroniqueurs de faire connaissance avec mon travail et mon parcours de façon rapide et synthétique, et à quelques auteurs un peu découragés de reprendre des forces en lisant mon truc. Ça m’a donc convaincu que son existence n’était pas une si mauvaise chose. Disons que sur l’échelle du Rester vivant de Houellebecq je dois me situer à 1 an 2, mais c’est toujours mieux que zéro. Je vais quand même profiter de la question pour répondre à un autre truc que tu sous-entends : je ne pense pas qu’il y ait d’un côté les véritables « zécrivains », ces être sensibles et talentueux, et de l’autre les frustes gens normaux, à qui il faudrait apporter la lumière. Je ne vois pas mes collègues ni mes lecteurs de la sorte, et je ne vois pas non plus la fonction de la littérature – ni de ceux qui la fabriquent – ainsi.

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Interview « On the road » avec Christophe Goffette

1/ADF : Christophe, curiosité oblige, raconte-nous le chemin de croix pas saint du tout qui a vu naître ton alter ego, da goof ? En d’autres termes (et pour les niçois), qui es-tu, Christophe Goffette ?

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CG : Oh purée, ça commence bien (rires) !… Tu vas perdre tes huit lecteurs et demi lorsque je vais te raconter comment j’ai perdu les miens, à peine plus nombreux —neuf et demi, avec ma mère !… Alors, quoi dire ? Par quoi débuter ? J’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la musique, au cinéma, à la BD et à certains écrivains, notamment de l’âge d’or de la science-fiction, vers mes 12 ans. Quand je dis « m’intéresser », c’est à dire que j’ai eu soudain un vif appêtit d’en apprendre et découvrir toujours plus et mieux. Je ne me contentais plus d’écouter le nouveau disque de tel groupe ou d’aller voir le dernier film de bidule, je voulais tout savoir, tout emmagasiner d’une certaine manière, me nourrir donc. Bref, ça a donc démarré par une forme de curiosité, vite démultipliée par une espèce d’ennui quotidien pesant, lorsque j’ai quitté avec mes parents ma jolie cité HLM ô combien foutraque et vivante, pour une banlieue plus gentillette. Bref, je me faisais chier et j’ai alors commencé à écrire. Ça me permettait de répondre à ces deux choses : combler mon temps (je dormais déjà peu d’heures par nuit, en plus) et rassasier au mieux mon appétit toujours plus gargantuesque de découvertes…

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Interview « Cup of tea » with Leah Moore and John Reppion

1/ADF: Leah, John, how did things first start for you in comic books? Your first job in the industry?

LEAH: The first comic I wrote was King Solomon Pines for Terrific Tales. My dad challenged me to write a story, and send it in, anonymously, and so I did. It was silent (no dialogue balloons) because I was terrified everyone would read it and realise instantly I wasn’t a real writer, and then they got Sergio Aragones to draw it… I cannot believe I got so lucky on my first story. I kind of started at the top and worked my way down from there!

JOHN: After Leah had written a few stories for ABC/Wildstorm, she was invited to pitch a series. We had not long moved in together and we ended up talking a lot of about the series, trying to get ideas together. By the time the pitch was actually done I was the co-writer. It just happened that way. And when the series (Wild Girl) was commissioned, then we were writing it together.

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Quatre questions pressantes et oppressantes à Denis Robert !

1/ ADF : Denis, je viens de lire avec stupeur et tremblements sur votre page facebook que Youtube et Google vous avaient à nouveau censuré pour incitation à la haine, interdiction aux moins de 18 ans, etc. Je vous cite : « Après 125 000 vues en 24h, le compteur s’arrête. Il faut avoir un compte Youtube pour le voir et on ne peut plus le partager. C’est la troisième fois en un mois. Et ça devient vraiment dégueulasse. » Alors, j’en conclue qu’on ne peut plus, à ce jour, s’en prendre ouvertement au macronisme ? Sommes-nous encore dans une démocratie ?

DR : N’exagérons rien. On peut, mais dans une zone limitée. Certains de mes éditos, un peu comme un Coronavirus, pourraient faire contagion. C’est sans doute ce qu’ils craignent. Sinon pourquoi agiraient-ils ainsi? 

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Entretien rock and « folks » avec Pierre Mikaïloff !

1/ADF : Pierre, raconte-nous tes premières années sur la scène « officielle » de la musique comme guitariste du groupe Les Désaxés et plus tard aux côtés de Jacno, décédé en 2009 (Rest in peace !)

PM: Les Désaxés, c’était une aventure démente. Tu as vingt ans, tu rejoins un groupe qui commence à faire parler de lui, tu te retrouves propulsé sur scène puis en studio. Un groupe de rock, c’est une certaine tournure d’esprit, un look, des partis pris esthétiques. Les Désaxés avaient tout ça. Entre nos quatre personnalités, la chimie était parfaite. Comme les Sept Nains, chacun possédait une qualité qui faisait avancer l’ensemble : Hervé, c’était le compositeur détaché du monde matériel, Yanick (avec un seul N, il y tient) était l’organisateur, le plus structuré de nous tous, François, c’était l’humoriste, et pour ma part, j’étais le guitariste soliste, le gars qui fait la gueule et fait chier son monde parce qu’il se croit indispensable. Ha ! Ha ! Cette aventure m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires, comme Patrice Fabien, notre producteur, des journalistes avec lesquels j’ai noué des relations d’amitié, Gérard Bar-David, Jean-Éric Perrin, Patrick Eudeline…

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Six questions libertaires à Laurent Bouhnik !

1/ Chroniques des Fontaines : Laurent, tu peux nous dire ton ressenti quant à notre modèle de société, autocentrée sur son capital, qui ignore les plus démunis et vulnérables d’entre nous ?

Laurent Bouhnik : On ne peut pas parler de « modèle » de société. Personne ne pourrait se vanter d’avoir inventé ce bric-à-brac de lois qui satisfait les puissants et écrase le peuple. Tout le monde sait que Dassault n’a jamais payé d’impôt ! Nous vivons dans une société par défaut. Pas un choix. Il n’y a plus que ce qu’on appelle « la finance » qui défend ses intérêts. Elle cherche à accumuler le maximum de profit pour les actionnaires au détriment du plus grand nombre.
Gouvernement de fantoches aux ordres du fric !

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Interview anthropomorphique avec Patrick Bouchitey !

Patrick : ça enregistre ?

ADF : Ouais, ça enregistre !

Patrick : on va voir si elles sont judicieuses, tes questions.

(Patrick donne le rythme d’entrée de jeu !)

ADF : Je vous envoie ma première question (décalée comme il faut). Patrick, en baroudeur des plateaux ciné-radio-télé-musicaux et moult horizons, vous pourriez me parler de votre expérience la plus haute en couleur ou marquante, voire transcendantale, selon vos souvenirs éclairés ou embrouillés ? Un souvenir à retenir plus que les autres ?

Patrick : si tu parles de couleurs au cinéma… Il y a eu Godard… Sinon, un souvenir, je dirais, spontanément, le corps des femmes. Ce cadeau magnifique de la Nature qui fait appel à tous nos sens… Avec elles, il y a la couleur, le son, le toucher…

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Interview, Bertille des Fontaines, la troubadour qui chante le Paris onirique !

A l’occasion de la sortie de ses douze titres issus de sa période « D’Amour et D’eau fraîche », Bertille des Fontaines se livre, troubadour d’amour, dans cet entretien intime, et délivre, toujours, entre lion et sirène, A la Dérive, ses messages-passion d’Amour, de Volonté et de Liberté, au pied de la tour Eiffel, près des rives de la Seine…

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Entretien normand avec Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat !

1/ADF : Vincent, Ronan, parlez-nous de vos débuts dans la bande dessinée, côté écriture pour Vincent, côté dessin pour Ronan ? Un souvenir de vos premiers jobs dans le métier ?

VINCENT: Nous pouvons déjà souligner une chose, nos débuts étaient déjà placés sous le signe de la collaboration. En effet, nous nous sommes rencontrés durant un temps lointain que les gens appellent : les années lycée. Je draguais sa sœur et Ronan a fini par me mettre le grappin dessus.

RONAN : Professionnellement, bien entendu.

VINCENT: Bien entendu. J’écrivais de mon côté, des bouts de romans, des nouvelles, des trucs que je ne finissais jamais vraiment (je rappelle, les années lycée !)

RONAN : Et moi de mon côté, je dessinais beaucoup en mettant en scène des scénarios copiés sur les films que j’avais vu la veille. Puis, ma sœur me fait passer les récits de Vincent, et là, c’est le coup de foudre.

VINCENT : Professionnellement, bien entendu…

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Trois questions : « état d’urgence climatique » à Aurélien Barrau !

1/ Chroniques des Fontaines : Aurélien Barrau, pouvez-vous éclaircir l’expression en vogue, ces temps-ci sur les réseaux sociaux notamment, « état d’urgence climatique » aux quelques égarés (dans leur déni) qui n’ont pas pris conscience que la planète terre (et ses p’tits locataires) allait droit dans le mur ?

Aurélien Barrau : c’est très simple : nous sommes en situation critique. Les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter et les conséquences sur le climat auront des effets dévastateurs : centaines de millions de réfugiés climatiques, famines, pandémies, disparition des espèces… Mais le réchauffement n’est qu’un aspect parmi d’autres. A ce stade, il n’est même pas le plus important. Nous sommes entrés dans la sixième extinction massive – une chute vertigineuse des populations d’êtres vivants sur Terre – et les causes en sont multiples. C’est en particulier notre irrespect des espaces vierges et la pollution qui sont à incriminer. Ne pas voir que nous sommes aujourd’hui en situation de « risque existentiel majeur », pour reprendre les mots de l’ONU, relève d’un irrationalisme confondant. Et surtout d’un mépris terrible pour les plus faibles – habitants des pays pauvres et animaux – qui font en ce moment même les frais de notre inconséquence…

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Interview “Shakespeare’s language” with Chuck Dixon !

Chuck Dixon is an American comic book writer who distinguished himself in the comics industry notably with his run on DC’s unique dark knight, Batman or with his strong writing on The Punisher for Marvel Comics…The insane Bane, insanely played by Tom Hardy, in « The Dark Knigth rises », was created by him. Well done, Chuck!  And, welcome to les Chroniques des Fontaines.

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Interview “Shakespeare’s language” with David Michelinie!

David Michelinie is an independent American comic book writer who distinguished himself in the comics industry particularly with his runs on two of Marvel’s most iconic characters: Spider-Man and Iron Man. He was the one who dealt with Tony Stark’s alcoholic issues or who confronted the character, before our virtual age, to hacking in the visonary « Armor Wars» (originally titled, « Stark Wars »)  storyline. He created James Rhodes, the future War Machine. He married Peter Parker with fan favorite, redheaded, Mary Jane Watson. He co-created, the infamous, Venom (not the black symbiote introduced during the « Secret Wars » miniseries written by Jim Shooter, but the result of the suit’s bonding with journalist, Eddie Brock). I bet he didn’t guess, at the time he produced Venom, his character would meet such a great success! He wrote the second longest run on « The Amazing Spider-Man » (from 1987 to 1994) behind Stan Lee, himself. It is Peter David’s human approach and his intimate writing which granted life to his characters. He was the first to show us a vulnerable, Tony Stark; or to open the doors of the intimacy between Peter Parker and Mary Jane during their wedding years. For Marvel, again, he scripted during the late seventies and early eighties, the Avengers, amongst other titles. He worked alongside comics legends such as George Pérez, Todd McFarlane, Erik Larsen, Bob Layton, Mark Bagley, or the unique, John Byrne… He even contributed to the wedding of Lois Lane and Clark Kent (Superman) for DC Comics! Congrats, David!

And, welcome to les Chroniques des Fontaines.

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Entretien « plaisir des sens » avec Valérie Cupillard

ADF : C’est au contact de la nature, le potager de votre jardin plus exactement, que tout a commencé pour vous. Contez-nous la suite, vos premières expériences culinaires biologiques, sans gluten et sans laitage ?

Auteur Terre Vivante 0475Valérie C : Effectivement tout a commencé grâce à un potager…bio, créé par mon mari quand nous avions une vingtaine d’années. C’est d’abord grâce aux saveurs des variétés anciennes de légumes et fruits du jardin que j’ai développé l’écriture de mes recettes. Les récoltes étaient belles, cela stimulait mon imagination pour inventer différentes façons de les cuisiner ! Du jardin bio, je suis passée à l’épicerie bio, j’ai ainsi découvert les purées d’oléagineux, les laits végétaux… C’était un champ d’exploration passionnant au niveau des textures et des saveurs. D’autant plus qu’à l’époque j’étais sensible aux laitages et donc particulièrement attirée par les alternatives végétales.

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Entretien dans la langue de Molière avec Terry Moore

Terry Moore est un auteur et dessinateur indépendant de comics et l’un des membres clé d’Homage Studio (Warren Ellis, ça vous cause ?) Il remporte l’ « Eisner Award » (plus haute distinction pour un comic book) de la meilleure série avec « Strangers in Paradise » en 1996. Sa série d’horreur « Rachel Rising » a, elle aussi, remporté des prix : dont l’Harvey Awards en 2014 et 2015, et fut nommée pour l’édition 2012 du « Bram Stoker Award »… Parmi ses autres créations figurent les séries « ECHO », « Motor Girl » et « Paradise TOO », toutes publiées par sa maison indépendante, Abstract Studio. Son univers est un délicieux cocktail de romance, d’action et de poésie. En France, son œuvre est publiée par Delcourt.

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Entretien essentiel et formateur avec Dominique Baudoux

ABDF : Dominique, vous êtes l’un des plus grands spécialistes des huiles essentielles de  notre temps. Homme de tous les combats, engagé pour la santé, vous proposez une autre manière de se soigner avec l’essence des plantes en alternative (ou en complément) au parcours pharmaceutique traditionnel, vous luttez chaque jour pour mieux nous faire comprendre l’efficacité des huiles essentielles. Or, il y a plus de vingt-cinq ans, l’aromathérapie n’était pas du tout connue du public accro à la médecine dite traditionnelle. Racontez-nous les débuts de votre combat pour faire (re)connaître les huiles essentielles.

DB : Un combat permanent ou une aventure quotidienne n’est-il pas ce qu’il y a de plus excitant pour défendre une noble cause (la proposition de l’aromathérapie scientifique et médicale). Ouvrir l’esprit de tout thérapeute pour l’amener petit à petit à une prise de conscience collective de l’intérêt de ce que la Nature a de plus dense, mais aussi de plus subtil pour aborder la maladie : les huiles essentielles chémotypées. Au départ, la curiosité doublée d’un intérêt scientifique, conduit à une passion débordante. Celle-ci se mue en véritable vocation, voire mission : livrer un message universel : les bienfaits apportés par les huiles essentielles pour toute pathologie de tous types de patients.

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Entretien légendaire avec Jean-Yves Mitton

ADF : Jean-Yves, parlez-nous de vos débuts dans la bande dessinée, comment avez-vous intégré le monde des super-héros ? Votre premier travail ? Les lecteurs sont friands du parcours des auteurs…

JYM : À la sortie des Beaux-Arts de Lyon en 1961, j’ai été engagé à l’atelier des éditions Lug en tant que retoucheur. En effet, à l’époque, la censure était féroce. Il fallait corriger les dessins des séries importées d’Italie et des USA pour les remettre aux normes françaises, selon la loi de 1949 qui régissait les publications destinées à la jeunesse. Aujourd’hui, cela fait sourire avec amertume car je devais modifier de véritables chefs d’œuvres comme les premiers Spider-Man et le Silver Surfer. Mais ce travail de sabotage m’a permis d’entrer dans la création en travaillant le soir chez moi jusqu’en 1972. Cette année-là, j’ai quitté l’atelier pour me consacrer entièrement à la BD. Après quelques séries humoristiques et de nombreux épisodes de Blek le Roc, Lug m’a confié deux épisodes du Surfer dans Nova avec l’autorisation de la Marvel et de son patron, Stan Lee. S’en est suivi un épisode de Spider-Man et des Quatre Fantastiques, sans compter de très nombreuses couvertures. À partir de là, il me fut facile de créer mes propres super-héros que j’ai transféré des USA en France

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Entretien passionné et fort utile avec Michel Gros

ADF : Michel, vous êtes paysan et œuvrez de part votre pratique de l’agriculture biologique au service de la terre. À l’attention des lecteurs qui ne connaissent pas bien la distinction, pouvez-nous éclairer sur l’agriculture bio, ses différences avec l’agriculture moderne et, fondamentalement, les points de rupture entre un paysan et un agriculteur ?

MG : Travailler en agriculture biologique, c’est travailler en harmonie avec la nature. L’agriculture biologique respecte les cycles naturels et n’a pas d’impact négatif sur le sol ni sur l’environnement. Tandis que l’agriculture conventionnelle (moderne) utilise des produits chimiques et des techniques qui détruisent les sols et l’environnement. Le seul but de cette agriculture c’est le rendement, même au détriment de notre santé et de celle de notre planète. C’est une méthode vouée à l’échec dont on constate de plus en plus les conséquences négatives. Pour plus de clarté envers les consommateurs, on devrait d’ailleurs parler « d’agriculture » pour la méthode biologique et « d’agriculture chimique » pour la méthode conventionnelle…

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Entretien humaniste et engagé avec Fabien Rodhain

ADF : Fabien, vous êtes un humaniste engagé. La protection de l’environnement et du coup de l’humanité sont vos fers de lance. Racontez-nous ce qui vous a amené à vous lancer dans l’arène ô combien redoutable du combat pour le devenir de la terre ?

FR : Je ne me rappelle pas d’un moment unique où j’aurais reçu une révélation, mais j’ai probablement été réceptif à des messages lancés ça et là : un bout d’information, une chanson de Cabrel, un film de Marie-Monique Robin, l’odeur des pesticides dans la campagne, l’agriculteur en tenue de cosmonaute… et à un moment, bingo ! Notre Conscience nous dit « bon ok… alors maintenant, tu fais quoi, toi ? ». Alors nous avons commencé à poser des actes, sur le plan privé et familial avec mon épouse, sur le plan artistique avec l’écriture, pour transmettre. Et la Conscience, c’est terrible ! Elle vous chope par un doigt, puis c’est tout le bras et enfin le corps et l’âme qui y passent ! Je ne connais personne qui ait fait marche arrière, sur ce chemin. En ce qui me concerne, ce n’est pas très mentalisé : il m’est naturel de faire ma part au service de la Vie. C’est peut-être aussi thérapeutique : si je regardais, les bras croisés, les risques insensés qu’une petite partie des hommes fait prendre à l’ensemble du Vivant, je crois que je deviendrais fou… ou totalement cynique, ce qui n’est guère mieux. Je transcende ma colère envers les criminels prêts à tout pour servir leur avidité : parfois je me demande si on s’en sortira pacifiquement… En 1789, des têtes sont tombées pour moins que ça ! 

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Entretien passionné et engagé avec Clea

ABDF : C’est au Japon, que vous avez eu votre révélation culinaire. Parlez-nous de cette révélation et de vos expériences culinaires au pays du Soleil-Levant ?

CL : Pas vraiment de révélation, j’ai toujours aimé cuisiné et j’ai eu la chance d’avoir toujours accès à des produits de qualité, végétaux, de saison, ce qui permet beaucoup de créativité. Mais au Japon j’ai découvert l’existence des blogs de cuisine, créé le mien, et ensuite tout s’est enchaîné !

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Interview « la bride sur le cou » avec Alain Gardinier

ADF : Alain, tu es né sur la côte basque, face aux vagues aventurières de l’océan. C’est là, il me semble, que tu as trouvé ton inspiration, ton épanouissement et croisé la route des fils du vent (et les gonzesses qui vont avec, au passage). Raconte-nous ces premières années ventées…

AG : Le surf a été le déclencheur de tout. Il m’a permis, en parallèle de sa pratique qui m’a tant amené sur tous les plans, de découvrir une culture, une langue (anglaise), de développer le goût du voyage et de la découverte. J’ai baigné dedans, habitant au-dessus de la côte des basques à Biarritz et le surf était le moteur de mon quotidien (OK, fallait quand même aller à l’école). En fait, ce n’étaient pas trop des années ventées car s’il y a du vent, c’est pour le véliplanchistes. Nous, on reste à la maison.

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Rencontre libérée avec Catherine Locandro

ADF : Catherine, tu es née à Nice en 1973. Comment une âme lyrique telle que la tienne a-t-elle pu s’épanouir sous le soleil artificiel de cette cité artificieuse ?

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CL : (Rires…) Il n’y a pas que l’aspect artificiel dans cette ville. Il y a le vieux Nice, et il y a des endroits qui ont été très inspirants pour moi. Et puis, surtout, j’ai eu la chance de grandir juste à côté des studios de la Victorine (aujourd’hui, les studios Riviera). Donc, tout de suite j’ai eu une image un peu mythique du cinéma, de certains films tournés là-bas…

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Rencontre pop-rock avec la punk-choc Emma Luchini

ADF : Comment es-tu passée du punk déjanté Sweet Valentine à l’exalté désenchanté Un début prometteur ?

EL : Comment je suis passée d’un film à l’autre ? Il s’est passé quelques années, la rencontre avec Nicolas Rey… (Un cortège de bus pétaradants passe… On déménage… On reprend avec entrain…) L’envie de travailler avec lui, le flash sur le livre Un début prometteur. J’ai adoré l’idée de ces deux frères qui sont à deux âges différents, avec leurs visions complètement opposées de la vie et du moment où ils en sont par rapport aux illusions, par rapport à l’allant, par rapport aux énergies… Je trouvais très beau cette confrontation et j’ai eu envie d’en faire un film…

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Entretien les pieds dans l’eau avec Xavier Coste

ADF : Xavier, raconte-nous tes débuts, comment tu as débuté dans la bande dessinée… Les lecteurs sont friands du parcours des auteurs…

XC : J’ai toujours été attiré par le dessin et par l’écriture, et la bande dessinée m’offrait le moyen de concilier les deux. C’est un domaine que j’ai surtout appris sur le tas, sur mon temps libre. Après le bac, je suis monté à Paris pour faire une école d’Arts Graphiques qui m’a permis de toucher un peu à tout, surtout au graphisme et à la publicité.

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