A la Une : Tarzan

I am the king of the jungle !

Avec la réédition des aventures de Tarzan, période Russ Manning, Graph Zeppelin, cet éditeur qui ose mettre en avant et avec prestige des héros parfois oubliés ou mal exploités par leurs prédécesseurs en France, nous offre la chance de savourer les péripéties de « Peau blanche », alias Tarzan, le seigneur de la jungle. Une série de quatre volumes déclinant l’intégrale du travail de Russ Manning voit donc le jour chez l’éditeur, à commencer par ce premier opus qui comprend les années 1967 à 1969 et près de 650 strips, sortis, à l’époque, au rythme quotidien et hebdomadaire…

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John Doe, DANS LA PEAU

John Doe, c’est comme ça que l’on se doit de m’appeler. Je suis John Doe par choix. Avec ce sobre sobriquet, tiré à la courte paille, je réponds à l’appel, vaille que vaille. Pourtant j’aurais pu saisir bien des noms (tirés, cette fois, par les cheveux), à la pelle. J’aurai pu être, pêle-mêle : un monsieur Durand élevé au haut rang du ô combien sanglant ; un monsieur Ducon suceur de moelle à con ; un tartempion de service pourfendeur en sévices ; un énième Jack, éventreur de mamelons, troufions et tous jupons ; un monsieur (qui tue) tout le monde (à la ronde) ; un quidam à l’âme bas de gamme qui vire à son grand dam au beau drame ; un citoyen lambda qui larde le gras dans de sales draps ; un type trucmuche qui gamahuche à mort la mort sans faire l’autruche ; un Sir Du Schnock un peu toc toc qui knock knock à la faucille et au marteau jusqu’à la Faux (faut ce qu’il faut)…

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Le Joueur

Roulette russe à la vie à la mort

Le Joueur, voici un livre aussi bref qu’intense signé par la plume sanglante du tragique Dostoïevski qui aura su emporter dans la fièvre du jeu plus d’un lecteur.

Délivré en 1866, ce roman rédigé à bride abattue en vingt-sept-jours à l’attention d’un éditeur aussi avide que faisandé qui cherchait à rouler dans la neige moscovite l’illustre écrivain, est, de par ses conditions créatives précaires (apanage des grandes œuvres), un roman aussi fébrile qu’intense, que l’on dévore avec passion sans suspension.

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Attrape-brèves : White Sand, tome.1

Tout était plat. Dans son esprit, il chercha quelque chose de vertical qu’il put greffer sur ce paysage. Mais il n’y avait rien, rien d’un horizon à l’autre sous l’air surchauffé. La brise n’agitait pas la moindre fleur, la moindre plante fragile. Les dunes…Et la falaise, là-bas, sous le ciel d’argent bleui. » Le cycle de Dune, tome 1, Frank Herbert

White Sand, encore une œuvre graphique splendide délivrée par l’éditeur indé, Graph Zeppelin. Le Cosmere, à l’instar de celui de Star Wars ou Dune, est l’univers imaginé par l’écrivain, Brandon Sanderson, dans lequel gravitent plusieurs mondes fantastiques dont la planète Taldain, cadre de notre récit. Directement tiré du premier roman non-publié de l’auteur, donc inédit à ce jour, ce comic book signé par le duo Hoskin au scénario et Gopez au dessin, nous raconte les péripéties de Kenton, seul survivant des légendaires maîtres des sables aux pouvoirs psychiques ancestraux. White Sand est un récit fantastique initiatique, onirique, parfois, semé d’embuches, souvent, dans lequel le héros devra prouver à son père tout-puissant (encore une fois, nous voguons dans les sphères de la naissance des dieux olympiens opposant pères et fils) qu’il est digne de lui succéder. Amateurs de cliffhangers et de missions impossibles à portée intergalactique, cette saga devrait vous séduire… Une saga épique, spectaculaire à couper le souffle, empreinte de l’univers de Dune ! Série en trois parties, deux autres tomes sont à suivre…
En savoir plus, ici, et .

White Sand, tome.1, scénario de Rik Hoskin, dessins de Julius Gopez d’après l’œuvre de Brandon Sanderson. Graph Zeppelin. 160 pages. 22 euros.

ADF

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Attrape-brèves : E.V.A – Chroniques de l’inframonde

La réalité, c’est ce qui continue d’exister lorsqu’on a cessé d’y croire. » Philip K. Dick

Graph Zeppelin, cet éditeur indé nouvellement venu sur les bancs de la bande dessinée, nous propose des œuvres hautes en couleur, des comic books de haute volée graphique de préférence, avec leurs lots d’aventures et de rebondissements épiques. E.V.A et ses chroniques de l’inframonde, livrées par le talentueux Marco Turini, fortement inspiré par le duo Moebius/ Jodorowsky, aborde un univers cyberpunk dystopique, dans lequel, une fois de plus l’humain, dans ses mauvaises intentions capitalistes-consuméristes a condamné son écosystème, et forcément, des suites de ses expériences interdites inconséquentes, il ne fait pas bon survivre… La surface de la terre étant ravagée (référence subtile de ma part à Barjavel et son Ravage), ce qu’il reste des mortels croupit au cœur de la terre dans plusieurs niveaux d’infortune, pareils aux enfers de Dante. Dans son dernier « cercle », plus proche du noyau infernal de la planète, cohabitent en toute dysharmonie des cyborgs aux corps pouvant endurer les hostiles conditions de vie. C’est dans ce contexte qu’E.V.A, acronyme facile à deviner, une « femme » au passé aussi trouble que le récit, va tenter de gravir, tel Sisyphe, les échelons menant au soleil Apollinien du mont Olympe et découvrir la « véritable vérité » qui se terre à la surface de ce monde condamné par les hommes. La révélation de cet autre-monde sera-t-elle à la hauteur de ses fantasmes ?
En savoir plus, ici et .

E.V.A, Chroniques de l’inframonde, scénario et dessins de Marco Turini. Graph Zeppelin. 79 pages. 19 euros.

ADF

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Mariage Frères

La vie en bleu.

Oyez ! Ô thé ! Parisiens, parisiennes ! Parisii, nés par ici, ou par là-bas ! Amateurs de thé, les feuilles en éventail, vert, bleu, blanc, ou noir fermenté ! Dégustateurs à l’humeur ! Grand palais à vos heures ! Le faire-part signé Mariage Frères, belle adresse parisienne, temple du thé en veine, vient d’être adressé pour l’été !

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