Contes culinaires de Myrtille

logo-contes-culinaires-de-myrtille-chroniques-des-fontaines-definitif-okrecolor-boldJ’ai eu l’envie il y a quelque temps, d’écrire un conte autour de la gastronomie. Une histoire autour d’une fée papillon. Répondant au prénom de Myrtille, répandant les bienfaits et les secrets de sa bonne cuisine au fil des quatre saisons. Dans un pays Merveilleux : de la forêt enchantée, à la banquise de la marquise, de la bastide des 7 nymphes, à l’île des pi-pirates.

Ainsi, j’ai bâti le livre comme un recueil de contes, doublé d’un recueil de recettes. C’est un ouvrage que je voulais convivial et pédagogique, qu’il puisse réunir toute la famille en cuisine. J’ai voulu l’adresser aux petits et grands, et revisiter au cours du périple de la fée, des plats simples et naturels.

À travers ces contes culinaires de Myrtille, j’ai souhaité réunir l’univers de la littérature et celui de la cuisine, et mêler la poésie culinaire à la poésie littéraire ; redonner ainsi les lettres de noblesse au livre de recettes ; amener le livre de cuisine à la littérature, et la littérature dans les cuisines.

Je cuisine depuis toujours avec amour, consciente des propriétés des aliments et du bien-être thérapeutique qu’ils apportent au quotidien. J’ai écrit ce livre dans une époque de transition, où pour des raisons personnelles, j’ai dû changer mon régime alimentaire et celui de ma famille pour passer progressivement au régime végétarien, sans gluten, sans lactose.

De nombreuses recherches sur le sujet influencent mes recettes (régime Seignalet, la méthode harmoniste de Raymond Dextreit, le régime crétois, et celui d’Okinawa). C’est pourquoi, je propose dans cet ouvrage, des variations véganes et des alternatives pour les intolérants au lactose et au gluten, en éveillant aussi ceux désireux de se tourner vers une alimentation très saine, sans pour autant leur dicter leur conduite ; en somme, éveiller le plus grand nombre à de nouvelles alternatives santé, tout en les faisant rêver.

Le premier tome des Contes culinaires de la fée Myrtille : Recettes d’automne, la Forêt enchantée, le second tome, Contes culinaires de la fée Myrtille : Recettes d’hiver, la Marquise des neiges, le troisième tome, Contes culinaires des la fée Myrtille : Recettes de printemps, les sept nymphes, et le quatrième tome, Contes culinaires de la fée Myrtille: Recettes d’été, l’île des « pi-pirates sont parus et désormais disponibles sur Amazon. Dominique Baudoux (Pharmacien aromatologue. Président de Pranarôm. Fondateur du Collège International d’Aromathérapie. Auteur de livres à succès sur l’aromathérapie et l’utilisation des huiles essentielles) me fait l’honneur et l’amitié d’en signer la préface.

Voici en exclusivité sur les Chroniques des Fontaines, quelques extraits !

Bertille Delporte-Fontaine


Préambule : Contes culinaires de Myrtille

Il était une fée extraordinaire, fille des fées papillon, venue tout droit du pays merveilleux, pour conter aux petits et aux grands son épopée fantastique…

Cette petite fée prodige naquît avec tout un tas de dons étonnants. Une matinée d’été sous les perles de rosée, elle éclot d’une baie juteuse d’un myrtillier. Et la Myrtille mua en fée papillon. Ses deux ailes argentées déchirèrent sa chrysalide violacée. Du fruit, elle ne garda que l’essence et la couleur. Minois mutin, taille de guêpe, peau luminescente à souhait, la fée Myrtille était née, dotée de cinq sens démesurément développés. Celui goût et de l’odorat singulièrement prononcés. D’un simple battement d’ailes, d’un seul frémissement de narines ou d’un fragile mouvement de lèvres, Myrtille pouvait goûter mille merveilles à la ronde.

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Recettes d’automne : La Forêt enchantée

Camée-automnewebpoursiteMon périple commença au cœur de la forêt enchantée suite à l’obtention du titre de cuisinière en chef du royaume.

Comme précédemment narré, le roi m’avait missionnée de répandre la bonne fourchette à travers les comtés. Ce que je fis, sans m’attarder. De retour à mon logis, j’empaquetai dans la hâte mes instruments fétiches, legs inespérés de ma consœur, la fée Tichiste. Cette dernière vouait un culte débridé à tout engin bien monté qui s’avérait indispensable au quotidien. Si bien qu’elle passait son temps, à façonner, fondre, créer tout un tas d’outils essentiels aux fées du logis. Je pris donc couteaux affutés, rasoirs, maryses, fouets, divers moules en fer, emporte-pièces, cuillères et spatules, papiers, rafia, et bien d’autres ustensiles nécessaires à la bonne alchimie de ma cuisine. Dotée du pouvoir des fées papillon, mon bagage fut petit et léger ; je le nouai au-dessous de mes ailes. Un dernier regard, et du haut de ma fenêtre, je pris mon envol.

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Bouchées surprise et caviar de betteraves

Mille idées originales me titillèrent instantanément dès mon arrivée en cuisine.

Je me devais, pour cette première recette, d’improviser un plat rapide qui soit apprécié par les ventres les plus gourmands et chaque arôme qui se dégageait de ses charmantes cuisines, m’inspirait… A mes côtés, Gourmin se tenait prêt à bondir pour me servir. Les flammes aussi alléchées que ce dernier s’impatientaient d’être attisées, et brûlaient déjà l’enfer des fourneaux. Un lutin jardinier, Nuts, aux dents d’écureuil qui lui valurent ce sobriquet, compère de Pluck, s’était hâté de m’amener quelques betteraves juteuses de son potager. De la basse-cour du village, quelques poulets dodus avaient été choisis en salivant, puis déplumés et détaillés avec dextérité.

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Recettes d’hiver : La Marquise des neiges

Le souffle vespéral des vestales hivernales fouettait la dentelle de mes ailes. Les frimas cristallisaient ma voilure de dures perles nacrées. Je ne pouvais voler. Les rafales gelées me statufiaient. Il me fallait avancer. Mes pas fébriles s’enfonçaient dans la crème lactée des steppes. L’ivoirin brouillard me coupait de toute perspective. La lutte contre les vents s’intensifiait. Mes ailes finirent par céder au vent mauvais, me projetant dans les affres des courants d’air polaire. Torpille Myrtille, par la glace, pilée, complètement, givrée !

Je m’éveillai à l’aube, abominable Myrtille des neiges, marbrée de glace, tel un cornet de boule de nerfs. Je trônai comme un cône sur les pics d’un mélèze, l’un des nombreux résineux résigné à l’hivernale affaire. Comment avais-je réchappé à la fureur des vents ?

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Recettes de printemps : Les sept nymphes

L’encre des dieux se diluait dans la belle aquarelle pastel. Des arcs-en-ciel révérencieux se distinguaient par touches. Les nuages drapés de soie veloutaient l’horizontalité des lieux. Je me laissais planer béatement, au hasard des vents, bercée des premières lueurs du jour. J’avais repris ma route. Le printemps en pointillé se dessinait sous mes ailes. Au loin, les contours du palais se dissipaient peu à peu. Le beffroi m’avait accompagnée de son air solennel, puis s’était tu. Isacendre et son Ardan chevalier tissaient avec ferveur les liens éternels du parfait amour. Les anges, doux messagers de leurs vœux, ne cessaient d’en disperser les flèches à mille lieues à la ronde. L’ère des jours heureux débuta. Rien ne laissait présager pourtant qu’au retour de l’hiver, les larmes d’Isacendre se répandraient à nouveau, transformant dans ses flots, la terre en glacier, laissant le bel Ardan éploré à son chevet. Ainsi chaque année, les bien-aimés, dans l’emprise de la glace, hivernaient, se réchauffant de leurs âmes, en espérant ardemment le retour des beaux jours pour se retrouver. L’hivernale faucheuse avait trouvé l’icône dans laquelle se mirer : Isacendre, Marquise des neiges, fut alors sacrée…

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Recettes d’été : L’île des « pi-pirates »

Le grand soleil d’aplomb martelait le bronze de ses rayons sur les désertiques dunes dorées. L’été s’installait. Les vents chauds du sud soulevaient les grains du vaste sablier où s’ensevelissaient les traces de mon périple. Juin s’embrasait. Mes ailerons étaient fustigés de sablons arides… mes pieds fumants s’enfonçaient dans les sables brûlants… mes pupilles se desséchaient… mes papilles s’asséchaient… j’étouffais. Assoiffée, Myrtille ! Je priais tous les dieux que les fées mirages me viennent en aide, dans l’illusion d’une oasis verdoyante et fraîche, où me ravitailler à souhait. Mais ce fut tout comme chercher une myrtille dans un sac de sable en pleine tempête, et les fées ne s’avérèrent pas. Aucune miraculeuse fontaine n’apparût. J’implorai alors les fées-mères afin d’abréger mon supplice, mais en vain. Ce fut finalement, les fées deux-serres qui apparurent… Leurs effets ne firent qu’accentuer mon asphyxie… Et déjà, les sombres vautours planaient charognards au-dessus de ma tête…

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