Özgür – Ode à l’Odalisque

Nouvelle de Bertille Delporte-Fontaine

Synopsis : Dans les songes étoilés de ses mille et une nuits, Okan, sultan éminent, s’étiolant d’ennui dans la monotonie de sa tyrannie, s’en remet à la lune, implorant à l’astre taciturne de lui délivrer un ultime génie, invoquant à ses risques et périls, une déesse soumise à ses moindres souhaits, miracle onirique, odalisque rêvée, femme promise, oracle de mise, omise de liberté, d’Özgü baptisée à Özgür revisitée.

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Rêveries quatre : J’ai rêvé mon littoral…

Une nuit, je me suis éveillé sur la plage de mon enfance. Face à moi, se tenait le cyclopéen océan Atlantique, domaine du Dieu Poséidon. Quand je me suis approché du flot, l’une de ses vagues scélérates s’est abattue sur moi. Par chance, ou instinct de survie, j’ai pu échapper à son infernal tourbillon. Là, je me suis planté devant lui, et me suis dit qu’il ne m’avait peut-être pas reconnu. Il faut dire que j’avais bien changé depuis mes jeunes années évaporées. Un instant, j’ai cru apercevoir les courbes d’une naïade naviguant au gré des ondes. Est-ce elle qui avait appelé mon esprit en ce lieu ? En guise de réponse, elle me souffla :

— Je suis La Naïade. Celle que tu as toujours désirée. La Naïade de la noyade. Celle qui adoucit ta dureté…

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Barbara, DANS LA PEAU

J’ai quitté Batignolles, ce matin-là, j’ai laissé mes années d’errance, mes années folles, pour Rémusat, je m’y sens chez moi. À deux pas de la Seine, une nouvelle île aux mimosas me hèle, et l’Allée des Cygnes m’accueille à grandes ailes, sous le signe et le seuil de la Liberté en stèle… Oui, je m’y plais, j’ai trouvé ma maison, je crois, sans fausses notes, anicroches ni croche-pattes qui dénotent…

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Melchor, Roi Minotaure

Nouvelle de Bertille Delporte-Fontaine

Synopsis : Autour des Arènes d’Arles, la rencontre onirique entre un peintre d’infortune, Melchor, au destin de Minotaure, et sa muse, Léonor, opportune, aux élans Matador. Entre ces deux êtres au spectre mythologique, va s’esquisser une passion de sang, obsessionnelle, bestiale et surréelle, sanglant les amants, Melchor et Léonor,  jusqu’à la mort.

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Mona, DANS LA PEAU

Je travaille à l’aurore, gare du Nord, tous les jours de la semaine. Je me démène, c’est le fruit de ma peine. Je travaille sans relâche dès que les murs me relâchent. Je vis ma vie en semi-liberté entre deux trains, c’est mon train-train. Je ne me plains pas. C’est tout ce qui me tient. C’est tout ce qui me retient. Je prends l’air. Je voudrais prendre le large. Je ronge mon frein. Je ne me pose plus trop de questions. Je vis la vie comme elle vient. Au jour le jour. Je ne pense pas à la nuit. La nuit, je m’enfouis entre mes murs, je m’enfuis dans mon futur sans rêve, oui, j’ai fait une trêve sur mes rêves. Je ne me fais pas d’idées sur mon avenir. Je n’ai pas de désir particulier. Je n’ai pas d’attentes déraisonnées. Je sais d’où je viens, je saurai où je vais. Ça me va bien. Je me contenterai de ce que j’aurai, ma liberté. Je laisse les caprices à Marianne…

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