Jack Coleslaw

Jack Law célèbre aventurier québécois, grand gourmand de surcroît, se laissait aller là où son long nez le menait, au gré du vent, à travers les nuages, ou par-delà les océans, à la rame ou à la nage.

Fin bec et grand palais depuis sa plus tendre enfance, Jack, fils du Québec, pigeon voyageur, s’était mis en tête, de dénicher les dernières denrées inexploitées de la Nature Mère. D’une terre à l’autre, il se lançait à la recherche de nouvelles chairs de terre et de mer. Il avait pour mission et obsession de déterrer derrière les fagots, les ultimes berlingots issus de notre planète indigo. Au fur et à mesure de ses aventures inénarrables, des recettes improbables naissaient de ses mains de bateleur baladeur. L’imprévisible Jack pouvait stopper son périple n’importe où et allumer un feu en plein air, improvisant ainsi, à loisir, et pour son plus grand plaisir, ses menus de chef étoilé. Lorsqu’il avait chiné le mets parfait, plus rien ne l’arrêtait. Jack, touche-à-tout, aimait associer les divers ingrédients de la sphère, entremêler, entre elles, d’invraisemblables saveurs trouvées, là, pêle-mêle. Chaque fois, ses créations gastronomiques étaient à la hauteur de son imaginaire culinaire. Le toqué invitait, alors, le tout-venant, survenu au hasard,  venu d’ailleurs, ou revenu de nulle part, à s’attabler à sa table de fortune, en plein jour, ou sous une lune opportune. Ainsi, Jack devint célèbre. Cette fine bouche-à-merveille profita de ce bouche-à-oreille… D’eau en île, d’air en terre, il arpenta le globe sans relâche pour satisfaire sa faim, sans attaches. Au fil du temps, Jack le québécois et ses expéditions illustres s’inscrivirent aux quatre coins du monde. Partout où le chef aventurier passait, il faisait mouche, laissant tous ses concurrents sur la touche. De retour de l’un de ses voyages en Chine, les poches pleines de baies de Goji, or rouge pour le palais, le gourmet de génie créa aussi vite, en pleine place de marché, une recette de son invention, résultant de l’association d’un émincé de chou rouge et d’oignon du même ton, agrémenté de quelques canneberges issues de ses berges et des baies importées du pays du Dragon. Pour relever le tout, et parfaire sa recette, il réalisa d’un doigt, une sauce violette, faite de moutarde, de poudre d’açaï, et de betterave séchée. Le Jack Coleslaw était né. Aussi vite le gourmet de renom fut rebaptisé.


INGRÉDIENTS (Bio de préférence)

Temps de préparation : 15 min environ

Pour le Jack Coleslaw
Un beau chou rouge

Un bel oignon rouge
Quelques gouttes de jus de citron
20 g de baies de Goji
20 g de canneberges séchées

Pour la vinaigrette violette
1 C à c de moutarde de Dijon

2 C à c de miel de fleur ou de sirop d’érable
½ C à c de poudre d’açaï
½ C à c de betterave en poudre
½ C à c de vinaigre de cidre
Huile d’olive
Une pincée de sel
1 C à s de Gomasio pour le service

Réalisation du Jack Coleslaw

Lavez et émincez le chou rouge finement à l’aide d’une lame aiguisée, ou d’une mandoline. Épluchez l’oignon rouge et émincez-le finement. Versez-y quelques gouttes de jus de citron. Dans un récipient, mélangez intimement l’émincé de chou et d’oignon rouge. Parsemez les baies de Goji en pluie et les canneberges séchées.

Réalisation de la vinaigrette violette

Dans un bol, saupoudrez une pincée de sel, les poudres d’açaï et de betterave, versez le vinaigre et mélangez. Déposez ensuite la moutarde et le miel ou le sirop d’érable et mélangez-le tout vigoureusement. Ajoutez alors l’huile d’olive en filet. Incorporez cette vinaigrette violette au Jack Coleslaw. Et dégustez bien frais.


Sur une idée de et par Bertille Delporte-Fontaine. Illustration Bertille Delporte-Fontaine

 

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