Camille Claudel, DANS LA PEAU

Ah divine beauté, fleur qui parle et qui aime, fleur intelligente, ma chérie. Ma très bonne, à deux genoux, devant ton beau corps que j’étreins ». Rodin


Je ne voulais pas être ton élève. Rodin. Non ! Je ne voulais pas naître ou renaître dans tes mains. Je suis née sans dieu ni maître ! Depuis toujours mon cœur, bien que félin, se sent orphelin. La faiblesse de mon sexe s’ajoute au complexe de mon mixte baptême. Je ne sais si femme ou homme, je vis, ou édifie mon œuvre. Je me sais juste le créateur de ma propre passion en voie de dévastation, assujettie, à l’Atelier du Sculpteur, en constellation. Sans conciliation. Je n’avais donc, ni besoin ni intention de prendre, père ou bien frère en possession ou substitution. De père (pardon, d’être ta déception, papa), je ne sens, à présent, que les cieux, tirés du bleu de mes yeux. De frère, j’en ai eu deux. L’un fantôme-né, et l’autre puîné qui me colle de trop près à la peau… À croire qu’il me la vole, cette peau de chagrin, mon petit Paul, sans en porter l’étau… Et ma mère, et ma sœur dans tout cela ? Pourtant, toi, Rodin, tu as osé et ose encore, t’imposer en maître, virtuose, devant moi…

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Barbara, DANS LA PEAU

J’ai quitté Batignolles, ce matin-là, j’ai laissé mes années d’errance, mes années folles, pour Rémusat, je m’y sens chez moi. À deux pas de la Seine, une nouvelle île aux mimosas me hèle, et l’Allée des Cygnes m’accueille à grandes ailes, sous le signe et le seuil de la Liberté en stèle… Oui, je m’y plais, j’ai trouvé ma maison, je crois, sans fausses notes, anicroches ni croche-pattes qui dénotent…

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Marilyn Monroe, DANS LA PEAU

Mortenson ou Baker ? Norma Jean ou Marilyn ? Qui suis-je ? Sex-symbol ou baby doll ? Orpheline Ophélie érotique ou pupille pépite de l’Amérique ? Que suis-je ? Un sex-appeal côté pile… un passé sous silence côté face…  Un grain de beauté en point final pour ponctuer la douce folie qui sera inéluctable… Je suis la femme qui me sera fatale…

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George Sand, DANS LA PEAU

portraitdanslapeauGeorge-Sand Je suis très émue. je crois que je vis, chaque jour qui passe, toujours plus vive.

Née un 1er juillet à l’Espérance d’un été indien sans infernal hiver, me voilà revenue encore à l’aurore de mon destin, à la fois fille de Paris, hors-champ, arrangée au rang des pâquerettes et enfant d’un masculin dessein à paraître… Éclose, si tôt, si j’ose, dans la peau de cet homme, de ce George qui me colle maintenant à la pomme, comme un masque à moustache. Même si, oui, je me sens en femme… Plus que je ne l’ai jamais ressenti auparavant.

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