Révolution Solaire : Balmain – Printemps-été 2020

Révolution Solaire Balmain Défilé du 27 septembre 2019 à 11H30 à l’Opéra Garnier – Paris

Balmain, par Olivier Rousteing, sort le grand jeu de dames.

Le créateur charismatique et félin, Olivier Rousteing enfant-pépite aux mains d’argent émérites,  ardent météorite de l’univers-Mode, né sans code, avec le sixième sens, inné, du style, dame une nouvelle fois le pion de ses contemporains.

Signée de sa griffe « Balmain », coutume et costume, cette collection contrastée, astrée et colorée, révolutionne, solaire,  surélevée de la sphère, une nouvelle saison du prêt-à-porter. Sa haute couture déguisée, que j’aime nommer : sur-mesure-à-porter, est à se damner dans ce défilé aux cent silhouettes mises sur leurs 31, vestales vénusiennes, anatomies d’astronomies, sur piédestal, créatures-couture, à l’allure du futur, cousues de fil d’or et d’argent, s’effilant telles des étoiles filantes, entre jeu de jambes, jeu de jupe sans dupe,  jeu de rêves et lumières vespérales, sur un parterre-damier monté de toutes pièces maîtresses, au cœur de l’Opéra Garnier.

Entre jeu d’adresse et jeu de haute société, Balmain, de la main de maître, Rousteing, virtuose Olivier du vivier de la Mode (si j’ose), sort encore de sa manche le Grand jeu : Grand Bal, Grand Bain, Grande Main.

Défilé sidéral, solaire, lunaire et spectral, phénoménal prêt-à-porter presque paranormal, en ce jeu de dames très haut de gamme.

Vent vénusien, Corps mercurien, Génie uranien… Et le Créateur Rousteing, vague et vogue à l’âme, recréa la Femme.

Défilé Balmain Balance/ Ascendant Scorpion – Genre : Vénusien

Analogie de la Maison Balmain entre astrologie et anatomie.

Sous une tonnelle fleurie, un groupe de joyeux convives font bombance. De l’eau déborde d’un puits décoré de belles roses. » Janduz

Maison 1 – Ascendant Scorpion

A l’instar de son couturier star, la personnalité du défilé Balmain, en clair-obscur, clairvoyance couture, estampillée, Rousteing, haute facture, se profile en Majesté d’emblée. Sous l’ascendant Scorpion, maître Pluton,  de beaux augures et divines créatures s’esquissent, passion à foison. Dames d’un jour du Palais Garnier, ce Bal masqué en quintessence et en cécité (nécessité de lunettes noires)  excite déjà les sens.

Dans l’axe descendant-ascendant, Taureau-Scorpion. L’ombre d’une Perséphone prend forme transplutonnienne, entre ombre et lumière, noir et blanc. Ainsi, la collection Printemps-été 2020 Balmain s’entonne.

En haut des marches d’un temple, une Madone donne sa bénédiction à ses fidèles comme à ses ennemis. » Janduz

Le Point Est, second ascendant, Sagittaire survenant, pointe à l‘horizon, hypothétique planète, ce point bleu, entre ciel et terre, nuit et jour, suspendu au cou d’une Dame du Ciel, détone. Nouvelle donne.


Maison 2 – Sagittaire

S’en vient la déesse Cérès, entre Nouvelle Eve et Nouvelle Lune, revêtue toujours, du blanc de la nuit et du noir du jour. Soudain, sur le chemin des dames, survient Jupiter, chimère, en sagittaire : deux corps, figures-couture, centaure, sur l’axe descendant des Gémeaux : L’une, Castor, aux deux trigones, licorne toute de blanc et pans vêtue. L’autre Pollux, cavalier,  plastron noir, en effet miroir. Au zénith du luxe, Cupidon, sombre ange drapé d’ombres, la flèche pointant à l’origine du monde, ouvre le bal de Saturne en vertu, dame d’atours, court vêtu, anneaux ambre et noir, splendeur d’un jour et d’un soir.

Un homme étrange brandit une torche d’une main et tient une chouette de l’autre aux côtés d’une femme bizarre avec des cheveux emmêlés et portant un masque. »  Janduz

Maison 3 – Capricorne

La collection d’exception se poursuit. En conjonction, Pluton fait son entrée, sous les traits d’une dame du Lac sur ordre du Capricorne, combinaison bicorne en illusion, constellation de noir, cintrée, cerclée de blanc, scindée.


Maison 4 – Verseau

En fond de ciel versatile, Neptune apparaît alors, sous les sillons d’une sirène en robe ébène et bouton d’or. Signes interceptés, la constellation des poissons s’occulte, virginale. Deux figures créatures prennent place. Lililth et sa face cachée, en habits étincelants d’étoiles ou d’écailles, de conjonction en fiançailles, s’imposent en robes, noir dans blanc, rayons de cuivre, d’or, d’émeraude. Ainsi s’effile ce divin jeu des perles de verre interstellaire signé Rousteing pour Balmain.

Maisons 5 et 6 liées – Bélier

Chiron, visage de guérison, chaman de la collection, s’invite dans l’action du Bélier en prédilection, comme un météorite, autoportrait à visages multiples, trait pour trait, drapé de vert empire et malachite. La porte de la maison liée en Bélier, s’ouvre. Uranus, génie androgyne en action, dans l’ombre du Taureau, s’avance en Vénus vêtue de vert, d’espoir, blanc et noir… Vision d’avant-garde et signe avant-coureur (de jupons) de cette collection très inspirée. Une femme et son tailleur « pant-alone » (un seul pan de pantalon/ prononciation à l’anglaise) un pied dans un pan libéré du passé, l’autre déjà délivrée d’un futur imparfait.

  Maison 7 – Taureau

Vesta en déesse providentielle survient en ce vent Balmain, surréel, sac à main en main, et s’avance en un ciel vert d’astéroïdes de verre, (dé)vêtue, parée de l’espérance de beaux lendemains, en révérence.

Maison 8 – Gémeaux

Digne descendant de la collection piquée du Scorpion, Vertex, en vortex hermaphrodite, sous la veste clair-obscur d’un mercure sur-mesure, défile, funambule en majuscule, sur le fil des Gémeaux constellés.

Maison 9 – Cancer

Crépuscule rose à l’horizon… Cancer de concert, le Nœud nord,  vœu de toutes les passions point à l’horizon, en un être éthéré de désir, sous les traits drapés de rose, orné de ronds et points de suspension d’argent, des pieds à la tête, sac Balmain au poing, semble nous devancer au loin…

Face à un lion couché et richement harnaché, l’ange du soleil fait jaillir une  pluie d’étincelles en frappant le sol de la pointe de son épée. » Janduz

Maison 10 – Lion

Milieu du Ciel de la collection, et maison dominante. Une chimère lunatique et fascinante; veste de costume, rayée blanc et noir, assortie à son dit « pant-alone » s’avance, énigmatique, sac en main ambré Balmain.

Dans cette couture du futur sur-mesure Rousteing, le futur s’en vient, bel et bien. Alors qu’une Lune féline, rose bon ton,  sublime de ligne, suit la valse solaire du Lion, une main dans une veste, et le corps et le reste sous tenue de gala… De la veste prêt-à-porter à la robe de bal à portée de main… il n’y a qu’un pas : Balmain !

Enfin, en ce grand bal du Lion, sous les astéroïdes de Junon qui surviennent en fond, de tailleurs rayés retaillés, en « pants-alone », Mars cavalier s’impose sous la combinaison rayée avec chaperon, « vestée » de noir, rejoindre le grand « Balmain »,  et son jeu de l’amour et du hasard, d’un soir… 


Maison 11 et 12 liées – Balance

Le Soleil en équilibre parfait dans cette maison en domination  irradie cette collection astrée, d’une suite de figures solaires, effets papillons, vestales en bouton, robes ciel bleu Klein-Rousteing, vestées de satin, carré de dames en quadricolor, soleil noir et or, crépuscule orangé avant l’heure, averse en pluie bleu-pantone, chaperons façon vigilante, tailleurs à cœur « pant-alone », robes drapées polychromes… Structurée couture déstructurée, délivrée de tout drapeau, règle, notion et norme…

De fil en aiguille, en défilés de haute volée, Olivier Rousteing s’impose, digne héritier d’une Mode passée, dressée à ses codes, et encore, si j’ose, comme le futur, de la haute-couture, incarné

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Bertille Delporte-Fontaine