Bakst : des Ballets russes à la haute couture

Opéra Garnier : Du 22 novembre 2016 au 5 mars 2017

Oyez Oyez ! Amateurs de vers des Fontaines et de grandes aventures parisiennes ! Ne reste que quelques jours pour découvrir la très belle exposition Bakst : des Ballets russes à la haute couture qui se tient depuis le début d’année, au Palais Garnier.

Dans le cadre des cent cinquante ans de l’artiste, l’Opéra National de Paris, en association avec la BNF, a pris l’initiative de cette exquise rétrospective, autour de l’œuvre d’un créateur à l’univers onirique et féérique, face à la réalité abrupte de son époque éclopée.bakst-1

la-mort-du-cygneCette exposition s’articule autour de trois grands axes qui déterminent le travail de Bakst : ses années de formation d’abord, où l’on apprend les origines de celui qui se nommait alors, Lev Rosenberg, ainsi que son parcours empli de voyages et de rencontres ;  la scène, ensuite, où l’on découvre ses travaux pour les Ballets Russes en tant que décorateur et costumier (Cléopâtre en 1909, Shéhérazade en 1910, Narcisse en 1911, Daphnis et Chloé en 1912, La Pisanelle ou la Mort parfumée en 1913), et puis, ses collaborations étroites avec l’étoile Anna Pavlova (La Belle au bois dormant en 1916), et Ida Rubinstein, ainsi que sa rencontre déterminante avec le directeur de l’Opéra de Paris, Jacques Rouché, qui prendra sous son aile, celui que l’on surnommait alors, « le magicien des couleurs » ; les arts décoratifs, enfin, où sa renommée incite l’artiste à déployer toutes les cordes de son Art, dans la décoration intérieure notamment (appartements, tentures, coussins, objets insolites)…

Un flamboyant hommage, donc, à celui qui inspira les plus grands noms de la haute-couture, Christian Lacroix, Yves Saint Laurent, John Galliano pour Dior et tant d’autres.

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Cette visite est aussi l’occasion de (re)découvrir le Ô combien somptueux, Palais Garnier… Flâner dans son architecture irréelle, intemporelle… Déambuler dans sa bulle entre les moulures mordorées et les plafonds de nymphes et d’anges peinturlurés… Glisser sur les parquets cirés dans l’immensité des salles offertes en majesté… Se pendre au balcon de velours face à la scène et imaginer Roméo et Juliette se rejouer rien que pour vos mirettes… Arpenter la bibliothèque emplie de maquettes de scénographies ayant fait la renommée du Palais, Faust en tête… Découvrir, en fin de visite, la boutique très chic de cette adresse made in Paris… Balade Bertillienne assurée, s’il en est…

À vivre absolument avant le printemps !

Se rendre à l’exposition Bakst : https://www.operadeparis.fr/visites/expositions


Bertille Delporte-Fontaine

 

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