Le Joueur

Roulette russe à la vie à la mort

Le Joueur, voici un livre aussi bref qu’intense signé par la plume sanglante du tragique Dostoïevski qui aura su emporter dans la fièvre du jeu plus d’un lecteur.

Délivré en 1866, ce roman rédigé à bride abattue en vingt-sept-jours à l’attention d’un éditeur aussi avide que faisandé qui cherchait à rouler dans la neige moscovite l’illustre écrivain, est, de par ses conditions créatives précaires (apanage des grandes œuvres), un roman aussi fébrile qu’intense, que l’on dévore avec passion sans suspension.

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La France végétalienne

Chassez le végétal de la France, il revient, au galop (sans cheval en l’occurrence), à ses racines ancestrales…

Français ! Française ! N’ayez plus peur de manger les pissenlits par la racine ! Libérez votre champ de vision, ayez le champ libre sur la végétation et reprenez, sur-le-champ, la clé des champs, avec passion ! Poussez grand-mère et ses traditions carnées, afflictions d’après-guerre, dans les orties et les oublis ! Ne craignez plus la vache maigre végane, ou de tomber dans les pommes ou dans la famine sans carne, et autres carences en vitamines ou protéines de la végétale subsistance…

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Éluard/ Picasso : Pour la paix

Pacte surréaliste ?

Après Pompon qui cherche (toujours) sa maison (article à lire, ici), les Éditions Hazan proposent, à présent, de pactiser pour la paix, en un temps idéaliste, en un sublime hommage aux deux figures du surréalisme, avec pour seul argument désarmant, ce coffret blanc, et pour seuls noms, Éluard et Picasso, « chef-d’œuvrant » intimement pour la paix tout de blanc vêtue en beau-semblant…

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Pompon cherche sa maison

Chacun cherche son chat, Charlie, et comme, Pompon, sa maison.

A la façon de « Où est Charlie ? », retrouvez le grand Ours blanc, (Oui, c’est le Pompon !) tout juste échappé de son socle établi au Musée d’Orsay, en quête d’un nouvel abri, dont le polaire habit, au travers de 24 tableaux de maîtres (Pierre Bonnard, Claude Monet, Vincent Van Gogh, Charles Nègre, Chaïm Soutine ,etc.), toujours raccord, se fond dans le décor, sait bien rester de marbre, aiguille dans le foin, et faire tapisserie de près comme de loin…

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La nudité du pouvoir

Toi aussi, mon pupille ! » (propos murmurés par « César Hollande » à l’oreille de « Brutus Macron » aux dernières présidentielles, suite au coup de poignard porté par le protégé à l’ex-chef de l’État, du moins c’est que j’ai cru ouïr depuis les coulisses de la scène…) On n’est pas loin du fameux « Tu quoque mi fili » (« Toi aussi, mon fils  ») que César aurait dit à Brutus au moment de sa mort (encore une fois, entre légende et réalité, la frontière est mince)…

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Vers la sobriété heureuse

Chronique sobre d’un humaniste

Je ne vais pas présenter Pierre Rabhi, ce paysan humaniste qui milite pour l’agroécologie et la survie de notre planète. Je vais juste reprendre ses mots :

J’avais alors vingt ans, et la modernité m’est apparue comme une immense imposture. Pierre Rabhi

Voilà, la messe est dite. Cet homme qui a mouillé sa chemise des années durant sur des terres paysannes brûlées par le soleil de Satan nous offre dans ce récit une formidable leçon d’humanisme pas donneuse de leçons pour un centime. Le message ? Simple, sobre, efficace : la terre est malade. La cause ? Notre mode de vie Attila le Hun qui consume tout sur son passage.

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L’art subtil de s’en foutre

L’art subtil de s’en foutre plein les pognes…

Et en matière de monétisation sur les emmerdes de nos quotidiens mal ventilés, Mark Manson, le bloggeur américain super star, a tout pigé ! Le type plus malin qu’un aigrefin nous file avec son livre, L’art subtil de s’en foutre, toutes ses ficelles usées (on appelle ça l’expérience) pour optimiser nos problèmes qui n’en sont pas, atténuer le pathétique de nos vies merdiques, nous sortir de nos ambitions minables, comme gagner plus d’argent que notre voisin qui tond sa pelouse tous les dimanches à midi…

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