Q

« Le film que toutes les filles vont adorer… » (à l’exception des #MeToo.) Interdit aux moins de 16 ans, ignoré ou décrié par la presse lors de sa sortie en salles en 2011, Q, le film qui montre du long, signé Laurent Bouhnik, le réalisateur à la langue bien placée, mérite une nouvelle mise en lumière sur les écrans du 7ème art, surtout dans le contexte actuel, puant, où chacun cherche à dépouiller le chat de son voisin pas net sur Internet.

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Parasite

«Gênant et inconfortable»… qu’un tel film au sujet aussi grave que drôle mettant en scène la cruauté du genre humain qui transgresse les classes sociales et concerne, donc, chacun d’entre nous, cartonne autant au box-office du business du 7ème art, et reçoive autant de prix, la Palme d’or au dernier festival de Cannes et 4 Oscars, dont celui du meilleur film, plus récemment, au passage, à la volée, bien mérité… C’est ce que confie son chef d’orchestre, le réalisateur, Bong Joon-ho, suite au succès sans bornes que connaît Parasite après sa diffusion sur les écrans de nos consciences…

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The Lighthouse

The Lighthouse, nouvel opus cinématographique de Robert Eggers, prodige du film maléfique, est aveuglant, hallucinant, abyssal. The Lighthouse, ou comment deux gardiens de la lumière, de corvée de phare, sur une île égarée aux confins de la Nouvelle-Angleterre à la fin du dix-neuvième siècle vont nouer une étrange amitié, une relation « père-fils » à la limite de l’inceste, presque chronophage, tant les deux hères isolés sur l’île ont envie de bouffer tout cru son possible autre-lui… Tom et Tom sont sur un bateau… Qui va tomber à l’eau ?

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Joker

J’espère vraiment que ma mort aura plus de cents que ma vie. » Joker.

Joker, le film à polémique, signé Todd Phillips, avec en rôle-titre le prodigieux et perturbant ? Joachin Phoenix, plus qu’un appel à la violence comme l’écrivent certains journalistes et internautes effrayés par une réalité qui est la leur, est un brûlot incandescent, un véritable brasier, révélateur des maux de notre société basée sur des valeurs égotistes et intéressées…

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Beast

L’humanisme, ce n’est pas dire : « Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait », c’est dire : « Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête. » André Malraux

Une jeune fille vivant dans une bourgade retirée sur l’île Anglo-Normande de Jersey non loin de notre Normandie, est tiraillée entre une famille oppressante, avec une mère suffocante en tête de file, et son attirance pour un bel inconnu, ermite sur les bords, soupçonné de meurtres.

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Split

Schizo boy, ou le coup de boule de James McAvoy dans nos peurs rationnelles.

Plus flippant que Tyler Durden dans Fight Club, James McAvoy et son Kevin aux 23 personnalités plus « une » pensées par l’éveillé, M. Night Shyamalan, nous file au sens propre comme au figuré un coup de poignard dans nos ventres noués.

Avec Split, le maître de l’inattendu, Shyamalan, accomplit un double retour en force, le sien, d’abord, parce que ces dernières années, ses œuvres ont eu tendance à finir dans les limbes du cinéma plutôt que sous les feux des projecteurs ; celui de McAvoy, ensuite, qui, après des années de rôles brillants mais « discrets » (incompréhensible), parvient enfin à se faire connaître du grand public.

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La Douleur

A vif.

Le film est l’adaptation du récit dans lequel Marguerite Duras décrit les affres de l’attente de son mari, Robert Antelme, déporté en 1944 pour des faits de résistance.

Un long métrage d’une magistrale mise en scène, en même temps audacieuse et ardente servie par un Emmanuel Finkiel au sommet de son art, avec de superbes comédiens, on ne peut plus graves à l’image, habités par les figures historiques (Marguerite Duras, François Mitterrand, Dionys Mascolo, Pierre Rabier…) qu’ils incarnent. L’absence, bien sûr, du mari déporté, habite chacun des plans du film. Mélanie Thierry, qui incarne sans filets, Duras (sublime dans ce rôle écorché) dépérit, à l’instar de l’auteure, au fil du film. Les bras réconforts de son amant Mascolo/ Biolay) n’y pourront rien changer. La culpabilité aussi, de ne pas avoir été arrêtée à sa place la ronge à chaque instant : on la voit, on la sent, on la palpe, elle est tenace, cette culpabilité… Pourquoi lui, et pourquoi pas nous, se demande-t-elle tout au long du film ?

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